Les Raisins de l'Histoire-Géo

L'ancrage des savoirs dans les réalités du territoire est un préalable qui nous permet de faire comprendre aux élèves comment la géographie façonne les sociétés, les activités humaines et la culture.

Depuis leur terroir, nos élèves de la sixième à la seconde cheminent de la Dombes à l'abbaye de Brou, où l'architecture s'élève comme un hymne vers le Créateur. Cette pédagogie, sollicite les sens et l'âme pour transfigurer l'étude des paysages et des siècles en un acte d'émerveillement. De la Chrétienté médiévale aux tragédies du XXe siècle, l'histoire et la géographie dévoilent une nature à la fois écrin de la mémoire nationale et miroir de la fragilité humaine. En contemplant la France, de ses reliefs aux jardins, les élèves cultivent leurs esprits et leurs cœurs, apprenant à recevoir l'héritage des hommes comme un don de Dieu. Ainsi formée, elles s'inscrivent avec une responsabilité chrétienne dans la continuité d'un patrimoine dont elles perçoivent la beauté et le sens profond.
Les enluminures du Livres de Kells
Les Raisins de l'Histoire-GéoLes Raisins des Langues vivantesLes Raisins de l'ImaginaireLes Raisins des Sciences socialesLes raisins de l'Histoire de l'ArtLes Raisins de l'Art plastique

Les enluminures du Livres de Kells

Un atelier d’enluminure autour du livres de Kells, ou Grand Évangéliaire de Saint Colomban, a permis de faire à nos élèves de faire une pause à la croisée de l'art plastique, de l'histoire, des langues et des ressources naturelles disponibles pour illustrer la Foi dans le Christ. Dans ce cadre, elles ont pu se confronter à du parchemin véritable et pigments naturels préparés avec de l’œuf et de la sève d’arbre fruitier pour y reproduire un motif. Cette plongée créative dans Livre de Kells a été explicité pour les plus grandes par le film d'animation de Brendan et le secret de Kells. Les élèves ont donc eu un contact actif avec ces témoignages d'une implication intime d'artiste de différentes périodes et arts dans la contemplation de la nature. Autant d'invitations pour une intériorisation de sa propre perceptions personnelle du monde et son environnement !

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Le secret de Kells comme prolongement aux Celtes de l'Antiquité et au livre de Kells
Les Raisins de l'Histoire-GéoLes Raisins de l'Imaginaire

Le secret de Kells comme prolongement aux Celtes de l'Antiquité et au livre de Kells

Le cadre, la couleur et le rythme visuel de ce film d'animation créent l’émerveillement dans l'esprit du spectateur, puis appellent l’interprétation. La forêt y apparaît comme un monde vivant, mystérieux, peuplé de signes : forêt, lumière, ombre, métamorphoses ; la nature semble être utilisée comme révélateur de l'âme. L’esthétique des enluminures (entrelacs, spirales, motifs végétaux et animaux, géométries patientes) donne à voir comment la culture celte sait puiser dans son environnement pour mieux lire la création et la traduire en formes ordonnées. Entre la peur qui enferme derrière les murs et la soif de découverte qui amène à s’aventurer dans le bois, le film fait sentir que la beauté de la nature peut devenir chemin d’intelligence en complément indispensable du livre. À travers la rencontre du monde monastique et des résonances celtiques, les élèvent comprennent comment l’art de l'enluminure peut recueillir le réel pour en faire un objet de culture et de tradition. La chanson de Ashling en partie en gaélique irlandais : https://www.youtube.com/watch?v=xFhd8RfCqVg&list=RDxFhd8RfCqVg&start_radio=1

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La Seconde Guerre mondiale - Front soviétique
Les Raisins de l'Histoire-GéoLes Raisins des Langues vivantes

La Seconde Guerre mondiale - Front soviétique

Pour illustrer la Seconde Guerre mondiale, nous avons pris le chant russe Katiouchka qui montre les répercussions de la guerre vécues sur un mode féminin dans un arrière lointain. Écrite en 1938 (Isakovski/Blanter), cette chanson devient, durant la « Grande Guerre patriotique » (Seconde Guerre mondiale pour les Soviétique), un véritable chant de marche et de mémoire : sur une rive escarpée, au milieu des pommiers et poiriers en fleurs, dans la brume et l’air du soir, une jeune fille chante pour celui qu’elle aime, parti garder la frontière. La nature printanière y déploie sa douceur, mais elle n’endort pas : elle porte le message, elle garde le lien, elle maintient l’espérance quand l’aimé est au front. Le contraste entre la beauté paisible du paysage et la dureté de la guerre fait naître une nostalgie droite, sans faiblesse, où l’amour devient fidélité. On note même que ce symbole s’est prolongé dans l’imaginaire collectif, jusqu’au surnom « Katioucha » donné aux lance-roquettes soviétiques — signe que la poésie peut être saisie et retournée par l’histoire. Ainsi, cette chanson apprend à lire comment, en temps de guerre, la nature peut être à la fois refuge intérieur, souvenir du pays, et force morale. https://www.youtube.com/watch?v=rnt-7MWxb8M&list=RDrnt-7MWxb8M&start_radio=1

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Diaporama d'accompagnement du Cours : L’ancien substrat celtique de la France et de l’Europe
Les Raisins de l'Histoire-Géo

Diaporama d'accompagnement du Cours : L’ancien substrat celtique de la France et de l’Europe

Séquence 1 : Le Peuplement de la Gaule, les empreintes celtiques sur la France Les Celtes vénéraient de nombreuses sources, rivières et fontaines, souvent associées à des déesses-mères ou à des esprits féminins protecteurs. Avec la christianisation, beaucoup de ces lieux sacrés ont été « récupérés » par l’Église, qui y a dédié des chapelles ou des statues à la Vierge Marie. La Vierge est fréquemment invoquée pour la pluie, la fécondité, la guérison, et de nombreux pèlerinages mariaux se déroulent encore aujourd’hui près de sources ou de fontaines (ex. : Lourdes, Rocamadour, Le Puy). Cette continuité symbolique entre l’eau, la vie, la pureté et la protection a facilité l’intégration de Marie dans l’imaginaire populaire, en héritière des anciennes déesses des eaux.

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