Les Raisins de l'Imaginaire

La nature est une inspiratrice de l’esprit : forêt, mer, montagne, nuit et saisons offrent à l’enfance des images originelles, où le réel se charge de sens.

À travers la nature, nos élèves apprennent à symboliser, à relier, à pressentir, avant même de définir. Contes, mythes, légendes et récits d’aventure transforment alors leurs paysages quotidiens en théâtre intérieur, où l’épreuve, la beauté et la promesse se répondent. L’imaginaire a une place de choix dans notre pédagogie car il est une préparation à la vie d'adulte dans le sens où il exerce la mémoire, affine la sensibilité, ouvre à la métaphore et à l’intelligence des œuvres. Guidé et épuré par l’étude, l'imaginaire conduit de l’émotion spontanée à une lecture plus juste des textes, du monde et des situations. Ainsi, à travers lui, l’émerveillement devient chemin de connaissance, et la nature, d’abord rêvée, se laisse mieux comprendre et mieux aimer.
Les enluminures du Livres de Kells
Les Raisins de l'Histoire-GéoLes Raisins des Langues vivantesLes Raisins de l'ImaginaireLes Raisins des Sciences socialesLes raisins de l'Histoire de l'ArtLes Raisins de l'Art plastique

Les enluminures du Livres de Kells

Un atelier d’enluminure autour du livres de Kells, ou Grand Évangéliaire de Saint Colomban, a permis de faire à nos élèves de faire une pause à la croisée de l'art plastique, de l'histoire, des langues et des ressources naturelles disponibles pour illustrer la Foi dans le Christ. Dans ce cadre, elles ont pu se confronter à du parchemin véritable et pigments naturels préparés avec de l’œuf et de la sève d’arbre fruitier pour y reproduire un motif. Cette plongée créative dans Livre de Kells a été explicité pour les plus grandes par le film d'animation de Brendan et le secret de Kells. Les élèves ont donc eu un contact actif avec ces témoignages d'une implication intime d'artiste de différentes périodes et arts dans la contemplation de la nature. Autant d'invitations pour une intériorisation de sa propre perceptions personnelle du monde et son environnement !

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Le secret de Kells comme prolongement aux Celtes de l'Antiquité et au livre de Kells
Les Raisins de l'Histoire-GéoLes Raisins de l'Imaginaire

Le secret de Kells comme prolongement aux Celtes de l'Antiquité et au livre de Kells

Le cadre, la couleur et le rythme visuel de ce film d'animation créent l’émerveillement dans l'esprit du spectateur, puis appellent l’interprétation. La forêt y apparaît comme un monde vivant, mystérieux, peuplé de signes : forêt, lumière, ombre, métamorphoses ; la nature semble être utilisée comme révélateur de l'âme. L’esthétique des enluminures (entrelacs, spirales, motifs végétaux et animaux, géométries patientes) donne à voir comment la culture celte sait puiser dans son environnement pour mieux lire la création et la traduire en formes ordonnées. Entre la peur qui enferme derrière les murs et la soif de découverte qui amène à s’aventurer dans le bois, le film fait sentir que la beauté de la nature peut devenir chemin d’intelligence en complément indispensable du livre. À travers la rencontre du monde monastique et des résonances celtiques, les élèvent comprennent comment l’art de l'enluminure peut recueillir le réel pour en faire un objet de culture et de tradition. La chanson de Ashling en partie en gaélique irlandais : https://www.youtube.com/watch?v=xFhd8RfCqVg&list=RDxFhd8RfCqVg&start_radio=1

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Mettre en valeur sa propre nature
Les Raisins de l'ImaginaireLes Raisins de l'Élégance

Mettre en valeur sa propre nature

La colorimétrie, à travers le repère des saisons, apprend aux élèves à appréhender leurs visages comme on voit un paysage : dans la lumière naturelle, elles observent les accords entre teint, yeux et cheveux, pour discerner ce qui les éclaire ou, au contraire, les éteint. Les « saisons » de la colorimétrie ne sont qu'une apparence de coquetterie car il s'agit d'abord de respecter la carnation au naturel. Alors, harmonies chaudes ou froides, claires ou profondes, franches ou adoucies, vont orienter le choix des couleurs que l'on veut porter. Par l’essai de tissus, l'un doré l'autre argenté, près du visage, elles découvrent qu’une nuance peut ouvrir le regard, affiner les traits, rendre la peau plus lumineuse sans artifices. Elles apprennent ainsi que le beau n’est pas d’ajouter, mais de révéler : choisir une palette, c’est choisir la mesure, la cohérence et la simplicité. Cette démarche éduque le goût, l’attention et la pudeur du style, en orientant l’élégance vers une authenticité paisible. De l’émerveillement devant une harmonie retrouvée naît une connaissance concrète de soi, qui aide à se tenir au monde avec plus de vérité.

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