Les Raisins des Langues vivantes
Au delà de la la richesses des mondes anglophones et hispanophones, nos enseignements ne manquent pas d'ouvrir les élèves sur d'autres langues et d'autres mondes...
Ainsi, au-delà de l’étude attentive des mondes anglophones et hispanophones, l’enseignement des langues ouvre nos élèves à une pluralité de voix où la nature se révèle. Avec Alice au pays des merveilles, l’anglais les conduit aux frontières de l’imaginaire, là où le jardin devient porte d’entrée vers l’étonnement premier, si proche de l’enfance. À côté, un poème breton, simple comme la terre qu’il chante, ramènera à l’humilité douloureuses des racines, à ce « pays » que l’on porte au cœur comme un héritage. Puis la parole russe, tantôt cristalline avec Pouchkine dans Gelées et soleil, tantôt grave et tendre dans Katiouchka, fait résonner l’appel des vastes horizons boréaux, où la beauté du monde se mêle à la nostalgie des âmes séparées.
Ainsi les langues deviennent-elles chemins d’ouverture à d'autres mondes, tantôt suivis, tantôt ponctuels : elles apprennent à voir avant de comprendre, à s’émouvoir avant d’analyser. De l’émerveillement à la connaissance, l’élève avance, guidé par la diversité des cultures autant que par la splendeur de la création. Dans ce dialogue entre poésie et nature, entre paysages et sonorités exotiques, c’est finalement l’esprit lui-même qui s’élève, découvrant que toute beauté illumine le monde




